Mes personnages

Croyez-moi ou pas, peu importe, mais je vous certifie que les personnages de mes romans sont vivants et ils me le font bien sentir. Le début d’une nouvelle aventure est toujours le même : après l’idée générale de l’histoire, après la recherche du titre, après la photo de couverture et le lieu principal de l’histoire, je me penche sur les personnages ! Enfin, les principaux car les autres « naissent » au fur et à mesure que l’histoire évolue.

Vous allez rire ! Dès que je fais vivre un de mes héros, je me sens obligé de lui trouver un nom et un prénom, mais cela c’est normal. Ensuite, se greffent une date et un lieu de naissance, de mariage et de décès si nécessaire et enfin, une photo. Oui, vous avez bien lu, avant même de démarrer l’écriture de la moindre ligne, je me sens obligé de les faire vivre. Et grâce à mon logiciel spécialisé, je leur invente une généalogie avec des parents, des cousins et si besoin des enfants.

Dès qu’ils se trouvent au sein de l’histoire, j’ai presque l’impression qu’ils vivent leur vie et n’acceptent pas toujours ce que je veux leur faire que ce soit sur le plan professionnel ou personnel. J’ai eu beau imaginer que mademoiselle Y devait rencontrer monsieur Z, celle-ci profite d’une rencontre insolite pour lui préférer mademoiselle M. Tout cela pour vous dire que les choses n’évoluent pas toujours comme je l’ai prévu au départ. Je commence à m'y faire, mais ce n'est pas toujours évident...

Si vous aussi vous avez l'impression de ne pas toujours maîtriser les personnages de vos oeuvres, n'hésitez pas à me le dire en commentaires, c'est toujours plaisant de partager sa folie...

Vengeance tardive

Ecrire...

Comme chacun le sait ou peut-être pas, depuis quelques mois, je me suis mis à l’écriture de romans. Lorsque j’ai commencé il y a presque deux ans, je n’aurais jamais pensé que cela me plaise autant. Depuis, c’est presque devenu une drogue ! Je ne peux m’en passer et comme je l’ai écrit dans un précédent article, lorsque je bloque trop longtemps sur une phrase ou un paragraphe, la leucosélophobie me gagne et je commence à m’énerver.

D’ailleurs, après avoir publié il y a quelques jours « Vengeance tardive », mon cinquième roman, je me suis retrouvé confronté à ce genre de situation : je me bats avec les personnages de « La lettre oubliée », mon nouveau bébé, le sixième de la série. J’en suis à un tournant important de l’histoire, qui va déterminer la suite et la fin du roman, alors je stresse un peu, beaucoup, etc. En trois jours, je n’ai écrit que quatre pages quant au meilleur de moi-même, il ne me faut que quelques heures pour l’équivalent.

Ce matin, j’ouvre le document Word – oui, j’écris sous Word – pour continuer l’histoire. Hier, je l’ai quitté en plein milieu d’une phrase, incapable d’aller plus loin. Je relis le dernier paragraphe, efface des mots, les réécris, les efface à nouveau, les change puis les récupère – merci « CTRL+Z » – et enfin… referme le document sans le sauvegarder ! Imaginez l’époque où l’on écrivait à l’encre sur du papier, du vrai papier ! Combien de feuilles auraient été noircies avant d’être chiffonnées et jetées à la poubelle ? Quel gâchis cela aurait été… !

Etre lu...

Mais, je me disperse ! Car ce dont je voulais vous parler ici, c’est de la deuxième vie d’un roman : SA vie, après sa naissance, sa présentation au monde, sa publication quoi ! Un(e) auteur(e) « normal(e) » espère, du moins c’est ce qu’il me semble, faire connaître son œuvre et surtout la vendre. Pour ma part, mon plus grand plaisir, malgré les désagréments expliqués ci-dessus, est d’écrire mes histoires et je n’ai jamais envisagé leur diffusion à grande échelle.

J’en offre à mes enfants, à mes relectrices, non, ma relectrice puis les autres sont mes filles et ma femme. Ensuite, quelques personnes me font le plaisir de les acheter. Par deux fois même, on m’a suggéré de faire une séance de dédicace, pour me faire connaître et vendre plus de livres. Mais, je n’ai pas réussi à franchir le pas et engager une somme importante pour acheter un certain nombre d’exemplaires, avec le risque qu’ils me restent sur les bras…

Malheureusement, très peu de personnes on prit le temps de me donner leur ressenti ou même de lire mes romans. Et finalement, je me pose des questions. Est-ce que ce que j’écris en vaut la peine et a des chances d’intéresser quelqu’un ?

pageblanche

Savez-vous ce qu'est la Leucosélophobie ?

Non, non, ce n'est pas une maladie honteuse... Il s'agit de cette peur qui angoisse voir terrifie les pauvres écrivains : la peur de la page blanche.

Dans wikipedia, on peut lire : "Ce phénomène peut être dû à la volonté tellement grande de faire une œuvre parfaite, que toute idée qui vient à l'esprit de l'auteur lui paraît systématiquement mauvaise, de telle sorte qu'il devient alors impossible pour lui de commencer ou de compléter son œuvre. Ce syndrôme est aussi souvent dû au fait que l'auteur a mis ses personnages dans une situation complexe de laquelle il s'avère incapable de les sortir. Elle peut se traduire, lorsqu'elle se prolonge dans la durée, par un abandon de l'auteur ou une période de dépression au cours de laquelle il perd totalement confiance en lui.".

Je vous entends déjà me dire : "Arrêtes ta paranoïa ! Quand on écrit cinq romans en dix-huit mois, c'est que l'on n'a pas ce genre de problèmes". Eh bien détrompez-vous, cela m'est arrivé à chaque fois et même plusieurs fois au cours de la création de mes histoires. Et je peux vous dire que c'est difficile à vivre ! Bon d'accord, j'exagère un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou pas du tout. Mais cela vient peut-être de ma manière de penser (à ce que je veux mettre dans l'histoire, pas à la manière de le faire !).

Jusqu'à présent, je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer un(e) vrai(e) écrivain(e), pour en discuter avec lui (elle) ! Moi, quand j'écris, je ne sais absolument pas ce qui va arriver dans les pages suivantes, ce que vont vivrent mes "acteurs", ce qu'il vont vouloir ressentir et les liens qui vont les unir ou les détruire. D'ailleurs, lors d'une réunion de famille, j'ai sans le vouloir fait rire les personnes présentes en répondant à l'une d'entre elles qui me demandait ce qui allait arriver par la suite : " Je n'en sais rien, l'héroïne doit le savoir, mais pour l'instant, elle ne m'en a pas parlé ! ".

Actuellement en cours d'écriture d'un nouveau roman, le risque du syndrôme de la page blanche est toujours présent. Il m'arrive souvent, à la fin d'un chapitre, de ne pas savoir de quelle manière continuer sans m'éparpiller puisse que je ne connaît pas encore la suite même si l'idée générale est là ! Certains jours, il ne me faut que quelques heures pour noicir une dizaine de pages alors qu'à un autre moment, je passe les même heures pour n'écrire qu'une ou deux pages.

Et voilà ! V'la que je ne sais même pas comment finir cet article... Heureusement, ce ne sera pas une page blanche puisque j'ai déjà écrit ces quelques lignes...

Samantha Watkins (Aurélie VENEM)

1 Samantha Watkins

Une nuit, alors qu'elle rentre chez elle, Samantha Watkins, jeune bibliothécaire au quotidien morne et insipide, va voir sa vie prendre un virage à 180 degrés de par sa rencontre avec un "ange"... Loin des gardiens du paradis, l'homme qui la choisit pour devenir son assistante et mettre sa vie en danger dans l'enquête sur les étranges disparitions de la région, est un vampire de cinq cents ans, dont la fonction principale est de veiller au maintien du secret de l'existence de son espèce. N'ayant d'autre choix que d'accepter, Samantha va découvrir un monde surnaturel tout aussi fascinant qu'effrayant... (Lien sur "Amazon") - Tome 1 - Pas le choix (461) / Tome 2 - Origines (590) / Tome3 - Chaos (566) / Tome4 - Guerre P1 (406) / T5 - Guerre P2 (412)

Rebecca Kean (Cassandra O'DONNELL)

2 Rebecca Kean

Nouvelle-Angleterre, Burlington… Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États-Unis, bref, un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et  clandestinement parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu’il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs que nulle part ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n’est pas le genre de renseignements fournis par l’office de tourisme. Maudit soit-il… (Lien sur Amazon) - Tome 1 - Traquée (473) / Tome 2 - Pacte de sang (574) / Tome 3 - Potion macabre (479) / Tome 4 - Ancestral (448) / Tome 5 - L'armée des âmes (416) / Tome 6 - Origines (286)

Enchainée (Domino)

3 Enchainee

Ils sont à l'opposé l'un de l'autre. Céline n'a plus d'espoir. Alexandre ne croit pas à l'amour. Tout ce qui faut pour les réunir. Mais a quel prix ? Retrouvez dans les quatre tomes de cette saga, les relations particulières de Céline et Alexandre dans le monde du BDSM ! A ne pas mettre entre toutes les mains, mais si vous commencez, vous ne pourrez plus quitter cette aventure psychologique si bien décrite par Domino. (Lien sur "Amazon") - Tome 1 - Nous sommes nos chaines (325) / Tome 2 - Le poids de nos chaines (290) / Tome 3 - Brisons nos chaines (642) / Tome 4 - Loin de nos chaines (568)

 

ecrire

Première période, les années 60/70.

Comme le savent quelques personnes de ma famille, j’ai beaucoup lu dans ma jeunesse. Remarquez, à cette époque, dans les années 60, il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire dans mon quartier. Il n’y avait ni magasins, ni salle de jeux, ni bars (je n’avais pas encore 14 ans). Et, sans vouloir faire croire que je vivais au début du vingtième siècle, la télévision française n’avait que deux chaines. Et bien sûr, pas de téléphone, pas de tablette, pas d’ordinateur et pas d’internet ! Eh oui, les jeunes, il fut une époque où internet n’existait pas...

Donc, je disais qu’il n’avait rien d’autre à faire que lire, lire, lire et encore lire. Les week-ends d’été, je m’installais sur la fenêtre de ma chambre, au premier étage de la maison de mes parents. Et pendant des heures, j’étais tranquille puisque pas une voiture ne passait dans ma rue.

À cette époque, je pouvais lire deux romans dans le week-end, un le samedi et un le dimanche. Principalement de la science-fiction, puisque mon père en achetait souvent, de la collection « Anticipation » des éditions « Fleuve Noir ». Bon, ils ne dépassaient que rarement les 200 pages, mais c’était suffisant pour moi. Pour les connaisseurs, mes préférés font partie des deux séries : « Les aventures de Perry Rhodan » de Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton et « Richard Blade » de Jeffrey Lord. Jusqu’en 1973, ma passion m’a permis de découvrir de nombreux ouvrages. Tout s’est arrêté au début des années 70 avec l’entrée en apprentissage, puis le boulot, les postés, le mariage, les enfants et les années qui passent.

Deuxième période.

Il m’a fallu attendre le départ en retraite après 42 ans de bons et loyaux services, pour que début 2016, le démon de la lecture me reprenne et me replonge dans de nombreux nouveaux romans. Seule différence, aujourd’hui, je lis des livres électroniques sur ma tablette et non plus des ouvrages papier. Cette fois, plutôt que de l’anticipation, j’ai découvert le « Bit-lit » (« littérature mordante »), les vampires, les loups-garous, les sorcières, etc. Une nouvelle série de cinq volumes m’a accroché rapidement ! « Samantha Walkins ou les Chroniques d’un quotidien extraordinaire » d’Aurélie Venem.

Nouvelle découverte, l’abonnement Kindle d’Amazon qui permet d’emprunter de nombreux livres pour un prix raisonnable. Depuis ce jour, je passe des heures (souvent de nuit) à enchaîner les romans et les séries de romans. Au bout de quelque temps, j’ai eu envie de lire autre chose, alors en me promenant dans les pages d’Amazon, j’ai testé un nouveau genre de littérature destinée à des personnes plus adultes. Et un jour, j’ai découvert la série « Enchainée » de Domino ! Ouah !

Et pourquoi pas moi !

Et puis, un après-midi, pendant les grandes vacances, je me suis dit que beaucoup de personnes écrivent des romans de toutes sortes, sans être réellement des écrivains. Et au vu de certains « navets » publiés sur ma plateforme internet préférée, je me suis dit : « Et pourquoi pas moi ! ». Alors je me suis lancé... Pas sans mal, car il faut trouver un thème, et ensuite écrire, écrire et encore écrire, sans se perdre et en appréhendant le problème de la page blanche. Je pense que tous ceux qui ont commencé à écrire l’ont ressenti un jour.

Bon, mon premier livre « Mensonge(s) » était un peu trop  « chaud » pour que je sois autorisé à le diffuser et à en faire la pub. Mais c’était mon premier bébé, alors je l’ai tout de même gardé. Le second « Maïwenn », même si le sujet reste pour lecteurs avertis, a beaucoup plu aux personnes de mon entourage et aux autres. Ensuite, j’ai publié « Mourir pour elle » puis « Disparue ». Et actuellement, je termine mon cinquième roman qui s’intitule « Vengeance tardive ».