Vengeance tardive

Ecrire...

Comme chacun le sait ou peut-être pas, depuis quelques mois, je me suis mis à l’écriture de romans. Lorsque j’ai commencé il y a presque deux ans, je n’aurais jamais pensé que cela me plaise autant. Depuis, c’est presque devenu une drogue ! Je ne peux m’en passer et comme je l’ai écrit dans un précédent article, lorsque je bloque trop longtemps sur une phrase ou un paragraphe, la leucosélophobie me gagne et je commence à m’énerver.

D’ailleurs, après avoir publié il y a quelques jours « Vengeance tardive », mon cinquième roman, je me suis retrouvé confronté à ce genre de situation : je me bats avec les personnages de « La lettre oubliée », mon nouveau bébé, le sixième de la série. J’en suis à un tournant important de l’histoire, qui va déterminer la suite et la fin du roman, alors je stresse un peu, beaucoup, etc. En trois jours, je n’ai écrit que quatre pages quant au meilleur de moi-même, il ne me faut que quelques heures pour l’équivalent.

Ce matin, j’ouvre le document Word – oui, j’écris sous Word – pour continuer l’histoire. Hier, je l’ai quitté en plein milieu d’une phrase, incapable d’aller plus loin. Je relis le dernier paragraphe, efface des mots, les réécris, les efface à nouveau, les change puis les récupère – merci « CTRL+Z » – et enfin… referme le document sans le sauvegarder ! Imaginez l’époque où l’on écrivait à l’encre sur du papier, du vrai papier ! Combien de feuilles auraient été noircies avant d’être chiffonnées et jetées à la poubelle ? Quel gâchis cela aurait été… !

Etre lu...

Mais, je me disperse ! Car ce dont je voulais vous parler ici, c’est de la deuxième vie d’un roman : SA vie, après sa naissance, sa présentation au monde, sa publication quoi ! Un(e) auteur(e) « normal(e) » espère, du moins c’est ce qu’il me semble, faire connaître son œuvre et surtout la vendre. Pour ma part, mon plus grand plaisir, malgré les désagréments expliqués ci-dessus, est d’écrire mes histoires et je n’ai jamais envisagé leur diffusion à grande échelle.

J’en offre à mes enfants, à mes relectrices, non, ma relectrice puis les autres sont mes filles et ma femme. Ensuite, quelques personnes me font le plaisir de les acheter. Par deux fois même, on m’a suggéré de faire une séance de dédicace, pour me faire connaître et vendre plus de livres. Mais, je n’ai pas réussi à franchir le pas et engager une somme importante pour acheter un certain nombre d’exemplaires, avec le risque qu’ils me restent sur les bras…

Malheureusement, très peu de personnes on prit le temps de me donner leur ressenti ou même de lire mes romans. Et finalement, je me pose des questions. Est-ce que ce que j’écris en vaut la peine et a des chances d’intéresser quelqu’un ?

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