L'ombre du Tyran - Aurélie Venem

L’angoisse pèse sur Ta’Kayla. Si les souverains du nord du continent sont persuadés que Vaten Mer’rock, l’empereur de Der’Killia, va les envahir et ainsi achever son rêve de régner en maître absolu sur les contrées, ils n’ont en revanche aucune idée des détails de son plan. Ils ignorent qu’une grande partie de celui-ci repose sur les épaules d’une orpheline de vingt-deux ans, recueillie enfant par Vaten Mer’rock dans le but déclaré d’en faire la dame de compagnie de sa fille, Soyeline, et dans le but secret d’en faire un assassin d’élite voué aux ténèbres et dévoué à son maître.
Devenue l’ombre du Tyran, Aylin Or’riel se voit confier la mission de tuer l’héritier du royaume sekari, dont l’existence avait été soigneusement dissimulée à l’avidité impériale que le feu roi soupçonnait d’être à l’origine des morts mystérieuses de ses autres fils. Élevé dans le temple de Shank Al’Rin par des moines depuis vingt-trois ans, Lando Sekarin ne se doute pas du piège qui l’attend sur le chemin vers cette couronne éclaboussée du sang des siens. Et il ne se doute pas que sa rencontre avec l’ombre fera tout basculer.

Auteur : Aurélie Venem

Edition : Amazon Media EU

Liens :  Sa page Amazon

Date de sortie : 10 octobre 2019

ASIN : B07YZQNHKR

Nombre de pages : 684 en broché

Catégorie : Historique Fantasy

 

Un peu du début de l’histoire :

— Ma reine, nous voici arrivés au temple de Shank Al’Rin. Nous touchons enfin au but.

Le soulagement qui s’était emparé du coeur du roi Faldo Sekarin à la vue des hautes murailles de la bâtisse millénaire se mua en angoisse dès qu’il se tourna vers son épouse. La sueur plaquait les mèches blondes de Migrit sur son front lisse, et ses yeux verts d’habitude si éclatants étaient injectés de sang.

Pour n’importe quel individu, le voyage vers Shank Al’Rin était périlleux. Des routes cahoteuses et sinueuses qui ne faisaient que monter toujours plus haut dans les montagnes de Rin, des risques constants d’éboulement, un

temps capricieux dont la brume opaque et pesante constituait l’arme ultime pour faire basculer les pérégrins dans le néant expliquaient pourquoi les Sekaris ne tentaient l’aventure du pèlerinage qu’une fois dans leur vie. Et

beaucoup n’en revenaient pas.

Donc oui. Le voyage vers Shank Al’Rin était périlleux.

Et avec une femme enceinte de cinq mois, d’aucuns diraient qu’il était suicidaire.

— Mon aimée…

La voix du monarque se brisa comme il fermait le lourd panneau de la structure de bois fermant le char royal qui les transportaient dans un confort très relatif, entourés uniquement d’une escorte composée de leurs gardes les

plus loyaux.

— Je m’en veux de vous faire subir pareille épreuve, dit-il en s’installant à

son côté.

À quarante ans, et bien qu’elle était considérée comme une femme déjà âgée, Migrit n’avait rien perdu de cette beauté qui avait enflammé Faldo lorsqu’il était encore un jeune prince de seize ans. Il ne lui avait fallu alors lorsqu’il était encore un jeune prince de seize ans. Il ne lui avait fallu alorsque quelques minutes de conversation avec l’adolescente du même âge pourêtre certain que son esprit et sa vaillance en feraient en outre une reined’exception.

De ces admirables qualités, elle témoigna à l’instant :

— Nous n’avons pas le choix, Faldo. Notre royaume est en danger et il estde notre devoir de le sauver.

Le roi de Sekari s’empara de la main de sa femme et la baisa. Après tousles drames qui les avaient touchés si durement, comment trouvait-elle encorela volonté de se dresser contre l’adversité, elle dont les paroles hachées parl’épuisement n’en étaient pas moins assénées avec une détermination sans faille ?

— Nos ancêtres ont commis une erreur, reprit-elle, et nous savons cequ’elle risque de nous coûter…Ce qu’elle nous a déjà coûté.

Une larme roula sur la joue de Faldo, son coeur se comprima dans sa poitrine.

— Nous n’avons aucune preuve, dit-il, au supplice.

— Je n’ai pas besoin de preuve, mon instinct de mère me suffit ! s’exclama-t-elle avec colère. 

Mon avis :

Voilà, je viens de terminer le nouveau « chef d’œuvre » d’Aurélie Venem. Non, je n’ai pas peur des mots, c’est de nouveau un chef-d’œuvre qu’elle nous a écrit ? Tout est top ! L’histoire, les personnages et bien sûr, sa plume.

Bon, je dois dire qu’au début de ma lecture, j’ai été un peu perdu par les noms, les lieux dont la géographie est complexe à assimiler. Mais heureusement, l’auteure à une la gentillesse de publier la carte en couleur et grand format de Ta'Kayla.

Une fois habitués aux noms étonnants et variés des principaux personnages (Lando Sekarin, Taldo Dekarin, Vaten Mer'rock, Soyeline Mer'rock, Aylin Or'riel, etc...) sans oublier les dizaines d’autres, on se plonge dans cette histoire qui pourrait se situer au moyen-âge et qui m’a également fait penser à la méga série « Games of Thrones ».

Jusqu'à récemment, je n’étais pas un grand fan des romans ou des films historiques, mais j’ai changé d’avis il y a quelque temps en lisant le fameux roman « Les damoiselles de Castel Dark » de la non moins fameuse JC Stagnier.

D'ailleurs, je pourrais presque faire un parallèle entre les deux histoires sur les amours impossibles d’êtres que tout oppose. Et que dire des faits de guerre de cette époque tourmentée qui n'ont rien à envier aux atrocités que nous découvrons chaque jour dans les journaux ou à la télévision.

Ce qui m’a également étonné - enfin pas tant que ça après avoir dévoré plusieurs fois la saga « Samanta Watkins » de cette auteure - c’est le souci du détail qu’elle apporte, que ce soit pour décrire un personnage, une arme, un lieu et même un animal tel que Holonn, l’alezan de l’héroïne principale. Sans parler des séances de combat ou de torture.

Pour terminer ce qui n’est qu’un avis — n’étant pas chroniqueur comme celles que j’admire — je dirais qu’un tel ouvrage ne peut rester inconnu du grand public que vous êtes. Alors un dernier point : moi qui suis un grand fan de Netflix, de ses créations et de ses séries, je rêve de voir un jour LA saga d’Aurélie Venem mise en images. : « Samantha Watkins ou les chroniques d’un quotidien extraordinaire ».

Et si j’étais prof (clin d’œil à l’auteure), je lui aurais mis un 20/20 ou une mention "Très bien" pour ce roman…

Alors, vous aussi, faites-vous plaisir en le dévorant à votre tour.